Traductions louches et malentendus culturels

Toutes les publicités et campagnes de marketing ne sont pas créées égales. Certaines sont inoubliables et diablement efficaces, tandis que d’autres sont tout au mieux… discutables?

Depuis que le monde est monde, des entreprises et organisations se mettent fréquemment les pieds dans les plats jusqu’au bassin avec des campagnes qui soulèvent le malaise par leur nature raciste, sexiste ou tout simplement un peu niaiseuse.

Soucieux de vous éduquer sur quelques-uns des pires faux pas publicitaires des dernières décennies, de même que pour vous faire rigoler un peu, voici une première sélection de perles qui nous ont fait pleurer de rire… ou de désespoir dans le rayon des traductions louches et autres malentendus culturels.

Les cornets à crème glacée de marque « Hitler » 

Disons que lorsque vient le temps de jouer le jeu des associations, il est bien rare que la crème glacée et Hitler viennent en tête de liste. Et pourtant! Un manufacturier indien a utilisé en 2015 le nom et l’image du terrible dictateur pour mettre en marché des cornets à crème glacée.

Son excuse? Il s’agirait tout simplement d’un hommage « humoristique » à l’oncle du propriétaire de l’entreprise qui était surnommé « Hitler » en raison de son tempérament explosif. Pas fort…

Ces noms de modèles qui ne s’exportent pas

Si ici au Québec, plusieurs se souviennent encore de l’arrivée sur le marché de la Buick LaCrosse, quelques autres modèles ont fait rire pour les mauvaises raisons ailleurs dans le monde.

Pendant les années 70, la Ford Pinto avait retenu l’attention au Brésil pour son nom qui faisait référence à un « petit pénis » d’après le langage populaire du pays. Un peu plus au nord, Toyota avait également fait des vagues à Porto Rico avec l’introduction de sa Fiera, qui signifie dans la région « vielle femme laide ».

Plus récemment, Mitsubishi a dû changer le nom de sa Pajero dans les pays hispanophones pour éviter qu’on la confonde avec un « masturbateur ».

Et dire que les budgets de recherche de ces constructeurs sont très loin d’être anémiques!

Vaut mieux engager un traducteur professionnel

Évidemment, l’échec d’une mise en marché n’est pas toujours non plus le fruit d’une recherche déficiente ou d’une incompréhension culturelle profonde.

En ce sens, c’est parfois plutôt Google Traduction qui fait défaut. Et dans ce temps-là, j’imagine que l’on regrette amèrement de ne pas avoir retenu les services d’un traducteur de profession!

Pour votre grand plaisir (et pour encourager les facepalms), voici en vrac quelques-unes de ces malheureuses traductions :

  • Au moment d’ouvrir de premières succursales en Chine, PFK a vite réalisé que le Colonel ne maîtrisait pas encore totalement son mandarin, alors que le slogan « Bon à s’en lécher les doigts » y a malencontreusement été traduit par « Mangez-vous les doigts ».
  • Bien qu’exotiques à nos oreilles québécoises, certains noms suédois de produits Ikea veulent parfois dire quelque chose dans une autre langue. En thaï par exemple, les noms d’un pot à plante et d’un lit se rapprochaient dangereusement de termes signifiant « sexe » et « se rendre au troisième but ».
  • Le transporteur aérien américain déchu Braniff International se faisait une fierté dans les années 80 de transporter ses passagers dans des sièges en cuir, d’où leur slogan « Fly in Leather » (« Volez en cuir »). En espagnol, celui-ci prenait toutefois une signification assez différente… « Fly Naked » (« Volez nu »)! Un concept plutôt unique, disons-le!

Dans le même ordre d’idées, nous vous présenterons prochainement quelques-uns des plus mauvais calculs publicitaires des dernières années.

D’ici là, soyez prudents avec vos propres campagnes publicitaires!

 

Par Raphaël Lavoie

Photo : capture d’écran Star Trek : The Next Generation

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